À la suite de Jésus !
Une immense foule se presse autour de Jésus, alors qu’il s’apprête à entrer dans Jérusalem. Tout autour de lui, ce ne sont qu’allégresse et cris de joie : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Tous accueillent, palmes à la main, son Roi. S’ouvre devant lui un large chemin fait de draps et de manteaux. Mais ce n’est pas un roi comme les autres que nous acclamons. Monté sur un ânon, c’est un roi doux et humble de cœur, qui entre dans la Ville Sainte pour lui apporter la paix. Chers amis, quelle joie d’être en ce jour auprès de notre Sauveur. Aujourd’hui, un nouvel horizon s’ouvre, tout devient possible.
Mais que se passe-t-il ? La foule se transforme. La joie fait place à la colère et à la haine. La liesse a disparu ; je n’entends plus que des vociférations, des accusations : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » Le Roi de Gloire est condamné à mort, sous les cris hostiles de la foule. Il ne ressemble plus à un roi. Il est battu, humilié sur la place publique. Les amis d’hier se sont enfuis. Bien pire, ils sont devenus des ennemis. Je vois un groupe de femmes qui pleurent. Mais où donc est passée la joie ? Pourquoi tout a changé ?
Mais il y en a un qui n’a pas changé. C’est notre Seigneur Jésus-Christ. Il est toujours ce roi doux et humble de cœur, qui charge sur ses épaules, nos fardeaux, nos douleurs, nos péchés, pour nous guérir, pour nous libérer, pour nous sauver. Alors, humblement, il porte sa croix. Crucifié pour nous, il ouvre les bras comme un père qui n’attend qu’une chose : que ses enfants se blottissent contre lui.
Et nous, allons-nous changer ? Allons-nous passer de la joie à la haine envers Jésus ? Serons-nous encore là au pied de la Croix, ou nous serons-nous enfuis ? Au soir du Vendredi Saint, répondons présents et prosternons-nous devant la Croix du Christ, pour passer ainsi avec lui de la mort à la vie. Bonne Semaine Sainte à tous.
P. Alexandre


