Le visage du Père
Le Seigneur confie sa vigne à des vignerons, puis s’en va en voyage. Quelle confiance ! N’est-ce pas la façon d’agir de Dieu envers nous ? Cette année encore, il nous confie cette belle terre de Mantes-Sud pour que nous la cultivions et portions de beaux fruits. Cette année passera vite, alors ne nous endormons pas. Oui, voilà déjà le temps de la vendange. Le Seigneur envoie ses serviteurs pour découvrir la belle récolte. Mais, stupéfaction, les vignerons refusent de leur remettre le fruit. Pire, ils maltraitent les serviteurs et vont jusqu’à les tuer. Malheureusement, ils ont oublié cet avertissement de saint Paul : « As-tu quelque chose sans l’avoir reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te vanter comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (1 Co 4, 7). N’oublions jamais, chers amis, que tout ce que nous avons vient de Dieu, que tout est don de Dieu. Soyons sans cesse dans la gratitude pour tous les biens reçus de lui. Ne nous accaparons rien pour nous-mêmes, au contraire partageons ces dons.
Mais la réaction du Seigneur est encore plus incompréhensible. Il décide d’envoyer son fils au-devant de ces vignerons homicides, certain qu’ils le respecteront. Quel père parmi vous ferait une telle chose ? Qui prendrait le risque d’envoyer son propre fils vers une mort certaine ? Mais alors, pourquoi Dieu fait-il cela ? En envoyant son fils, c’est en réalité Dieu lui-même qui vient à la rencontre des vignerons. Car le Fils a tout ce que le Père a. Encore plus, le Fils est tout ce que le Père est : « tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité » (Ex 34, 6).
Chers amis, lors de ces jours bénis, n’avons-nous pas aperçu quelque chose du visage du Père sur le visage du Saint-Père : sa tendresse, sa miséricorde, son amour pour les pauvres, les enfants, les petits… Prenons conscience du don que Dieu nous a fait lors de la venue du pape Léon XIV. Malgré la belle organisation que nous avons pu mettre en place, rien ne vient de nous ; tout est grâce, tout vient de Dieu. Alors soyons dans l’action de grâce et accueillons les beaux fruits qui nous encouragent à travailler avec plus d’ardeur à la vigne du Seigneur pour lui en remettre le produit en temps voulu.
P. Alexandre






