Fêtons le Saint Sacrement !
N’y a-t-il pas un air de fête aujourd’hui, au cœur du printemps ? Les allées sont décorées, les reposoirs sont installés tout au long du parcours, les corbeilles sont remplies de pétales de fleurs. Enfin le cortège s’élance. La louange commence : « Sion, célèbre ton Sauveur, chante ton chef et ton pasteur par des hymnes et des chants. Louons-le à voix pleine et forte, que soit joyeuse et rayonnante l’allégresse de nos cœurs ! » Mais qui célébrons-nous aujourd’hui ? N’est-ce pas notre Seigneur Jésus Christ, dans son Corps et son Sang ? Oui, au passage du Saint Sacrement, les foules se prosternent pour adorer leur Sauveur. Nous aussi, entrons dans ce grand mouvement d’adoration car c’est la journée solennelle où nous fêtons dans la joie la première institution de ce banquet divin. Le Pain vivant, le Pain de vie, est aujourd’hui proposé comme objet de nos louanges.
Mais quelle est donc l’origine de cette grande fête, pendant laquelle Marie-Séphora communiera pour la première fois ? En 1264, le Pape Urbain IV institue la solennité du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, connue sous le nom de Fête-Dieu, pour que l’Église puisse célébrer avec grande joie le don de l’Eucharistie, en dehors du contexte dramatique propre au Jeudi Saint. Il désire faire grandir, dans le peuple de Dieu, la foi en la Présence Réelle du Christ ressuscité dans le Sacrement de l’Eucharistie.
Pour célébrer cette nouvelle fête dans toute sa splendeur, le Saint-Père demande à Saint Thomas d’Aquin de composer la séquence du Saint-Sacrement, Lauda Sion, afin de chanter et enseigner le mystère eucharistique dans la liturgie. C’est ce magnifique texte, d’une profondeur théologique inégalée, que nous proclamons avant l’Evangile de la messe.
C’est pourquoi, j’aimerais nous inviter à relire la séquence durant la semaine, pour faire grandir notre foi dans le mystère de l’Eucharistie. Je vous propose alors un défi : m’interpeler sur un point que vous souhaitez approfondir. Je m’engage à répondre aux trois thèmes qui seront les plus plébiscités, lors d’un prochain Mot du Curé. Bonne fête à tous.
P. Alexandre



