Invoquons l’Esprit-Saint !
Alors que nous nous apprêtons à célébrer la fête de la Pentecôte, nous sommes invités à nous retirer au Cénacle, avec les apôtres qui, « d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères » (Ac 1, 14). Alors qu’ils se préparent à recevoir le don du Saint Esprit, les apôtres nous interpellent : Est-ce que nous avons conscience que le don de Dieu habite en nous depuis notre baptême ? L’Esprit-Saint est-il simplement un vague concept ou est-il pour nous une réalité concrète : la présence du Dieu vivant au cœur de notre vie ?
Le Seigneur n’est pas un Dieu lointain, très occupé et souvent en vacances. Non, nous n’avons pas besoin de crier ou de prendre rendez-vous pour le rencontrer. Au contraire, il est tout près de nous, puisqu’il a fait sa demeure en nous : « Ne le savez-vous pas ? Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint, lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu » (1 Co 6, 19). Même s’il nous laisse libre de nos choix et de nos décisions, il se réjouit lorsque nous faisons appel à lui car prendre conseil auprès du Seigneur, c’est l’assurance d’aller dans la bonne direction.
Alors, lorsque nous avons des décisions importantes à prendre, prenons-nous le temps d’invoquer le Saint-Esprit pour qu’il nous oriente sur le bon chemin, celui qui nous rapprochera de Dieu et de la vie éternelle ? N’oublions pas qu’au jour de la Confirmation, le Saint-Esprit s’est répandu en nous à travers ses sept dons sacrés : « esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur » (cf. Is 11, 2). Ces dons nous assurent de pouvoir prendre les meilleures décisions, si seulement nous ouvrons notre cœur à la présence de l’Esprit.
Invoquons sans cesse l’Esprit-Saint. Apprenons quelques prières pour lui demander conseil dans les étapes cruciales de notre vie. N’oublions jamais que « l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. » (Rm 5, 5). Alors, faisons lui confiance.
P. Alexandre







