Moi, j’appartiens à…
Dans la communauté de Corinthe, les Chrétiens sont divisés. « Moi, j’appartiens à Paul », entend-on, ou bien : « Moi, j’appartiens à Apollos », ou encore : « Moi, j’appartiens à Pierre ». Mais que se passe-t-il donc ? Verrait‑on apparaître des clans soutenant tel ou tel leader, plus ou moins charismatique ? « Et dans notre communauté de Mantes‑Sud, entend-on des voix dire : « Moi, je suis d’Alexandre », « Moi, de Jean‑Ferdinand », « Moi, de Jean », ou encore « Moi, d’Olivier » ? Non ! Heureusement, rien de tout cela ne parvient à nos oreilles car, comme Saint Paul, nous savons que nous appartenons au Christ, lui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.
Dimanche dernier, le Seigneur nous a rappelé que c’était trop peu pour lui que nous soyons ses serviteurs, et qu’il fait donc de nous la lumière des nations. Mais d’où provient cette lumière ? Est-ce celle d’un piège à insectes qui attire tout ce qui passe alentour pour l’engluer dans ses filets ? Ou bien, est-ce celle d’un phare qui éclaire, non pas les bateaux pour les écraser contre lui, mais pour les orienter dans la bonne direction.
Chers amis, par notre baptême, nous sommes tous appelés à devenir des phares qui orientent vers le Christ. Il n’y a que lui qui puisse véritablement combler nos cœurs. Sinon, c’est prendre le risque de s’écraser contre les récifs. Seule la Parole du Christ est capable de retourner les cœurs, comme elle a retourné les cœurs de Pierre, André, Jacques, Jean et tant d’autres. Alors, installons de puissants haut-parleurs au sommet de nos phares pour proclamer, non pas notre propre parole, mais celle du Seigneur Jésus. Bon dimanche de la Parole de Dieu.
P. Alexandre


